Présentation de l’association

269Life Libération Animale est une association antispéciste française créée en 2016 et basée à Lyon. Elle lutte pour la libération animale à travers un activisme offensif reposant sur l'usage de l'action directe et de la désobéissance civile.

Libération animale

La question animale prend place dans les débats philosophiques depuis près de ving-cinq siècles en Occident. Il aura cependant fallu attendre ces quarante dernières années pour voir émerger l’antispécisme, idéologie dont nous nous réclamons fièrement à travers le refus de toute prétendue idée de supériorité humaine sur les autres espèces animales qui justifierait de mépriser leurs intérêts.

Pour cette raison, tout usage des autres animaux à nos fins n’est pour nous que la perpétuation d’un suprémacisme dont découle aujourd’hui une souffrance sans précédent. Élevage, pêche, expérimentation animale : cette liste non exhaustive de pratiques apparaît comme la conséquence de l’appropriation systématique que nous effectuons d’eux depuis des millénaires et qui paraît encore évidente et, surtout, profitable aux yeux de toutes et tous.

Les animaux ne nous appartiennent pas, telle est l'origine de notre combat : faire d'eux non plus des marchandises dont nous jouissons mais des individus libres au sein d'une société plus juste. On ne mange pas de la « viande », on dévore le corps d'un être innocent assassiné qui voulait vivre.

Mouvement 269Life

C’est en Israël qu’est né en 2012 une nouvelle forme d’activisme pour la cause animale avec le mouvement 269Life initié par Sasha Boojor et Maria Hope. 269Life Libération Animale est l’un de ses relais en France. Porteuse d’un message intransigeant, l'association intègre sa radicalité théorique au plan stratégique.

Un tel changement de société nous apparaît indissociable d’un bouleversement politique profond. Nos institutions cautionnent, défendent et propagent l’injustice contre laquelle nous luttons, et c’est par elles qu’un véritable changement massif des habitudes et des comportements pourra s’effectuer.

Tandis que le mode de vie végane (vegan) – consistant à n'acheter et consommer aucun produit issu de l'exploitation des animaux - devient un sujet d'actualité dans notre pays et semble être le signe d'une première victoire, l'échec est cependant toujours cuisant s'agissant de mobiliser celles et ceux déjà sensibles au sujet et de faire émerger la cause animale comme une lutte de justice sociale urgente. Ce n'est pas d'un régime alimentaire ou d'un mode de consommation dont il est simplement question, aussi nous considérons l'usage aujourd'hui fait du véganisme dans nos discours comme profondément individualisant et dépolitisant.

En parallèle, la récupération dont sont sujets certains grands organismes dans d’autres pays par les industries et l'État doit conduire le mouvement à radicalement changer d'approche. Nous n'avons pas à supplier la société de daigner écouter nos revendications ni à céder à la moindre approche des garant·e·s de l'exploitation animale préoccupé·e·s à défendre la poursuite de leur commerce coupable. Nous n'exigeons pas une mise à mort plus « douce », des cages plus grandes ou des gammes de produits végétaux supplémentaires, mais l'abolition de l'asservissement de l'animal par l'homme !

Construire la résistance

Nos protestations actuelles peinent à s’affranchir d'un caractère purement symbolique séant parfaitement au pouvoir maintenant l’oppression des autres animaux en place, alors que c'est d'actions toujours plus concrètes dont ceux-ci ont besoin pour leur libération. Voyant le terrain politique comme un espace dynamique en constante tension, ce n'est pas dans l’idée d’une transition douce que nous nous inscrivons mais dans celle d’un véritable affrontement propice à la mobilisation d’un débat public de fond. La rue n'est plus suffisante, c'est en nous rendant dans les lieux où se déroulent et se décident ce massacre que nous serons en mesure de l'enrayer et d'y mettre un terme.

Sièges sociaux

Abattoirs

Le temps des pourparlers ne viendra pour nous que lorsque nos adversaires n’auront d’autre choix que celui de nous considérer comme un contre-pouvoir fort érigé à leur encontre. Notre démarche est dès lors délibérement offensive et, si nous ne nous opposons pas fondamentalement à tout activisme « de l’intérieur », le mouvement doit beaucoup plus largement adopter une approche nouvelle capable de constamment surprendre nos ennemis pour les mettre à genoux. Une telle opposition est pour ainsi dire inexistante en France.

Cette construction que nous effectuons se place dans la lignée d’autres campagnes de lutte passées et en cours à travers l’usage de la désobéissance civile. Face à une communauté toujours plus soucieuse de son image pour faire consensus et donc récalcitrante à défier ses adversaires, l’association diffuse aussi différentes réflexions afin d’amener un nouveau regard sur cette approche stratégique et d’inscrire notre combat dans l’Histoire des luttes d’émancipation.

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